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Auto-évaluation prévoyance

Arrêt de travail, invalidité, décès, assurances du cabinet : savez-vous ce qui se passe si vous ne pouvez plus exercer demain ? Les questions concernent le praticien libéral de 30 à 60 ans.

5 thèmes · 26 questions · environ 15 minutes

Cette auto-évaluation est un outil d’aide. Elle ne remplace ni la lecture de vos contrats, ni le bilan d’un conseiller : les montants à couvrir dépendent de vos revenus, de vos charges et de votre famille. Réévaluez votre prévoyance au moins tous les cinq ans, et à chaque changement de vie.

1. Arrêt de travail : vos revenus

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Du 4e au 90e jour, la CPAM verse des indemnités modulées sur vos revenus ; du 91e jour à trois ans, la CARCDSF verse un forfait. Le reste, et vos frais fixes, sont à couvrir par un contrat.

  • Avez-vous souscrit un contrat de prévoyance individuel qui vous verse des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ?
  • Le montant de vos indemnités journalières a-t-il été calculé sur votre revenu actuel (revenu annuel divisé par 365), déduction faite de ce que versent la CPAM puis la CARCDSF ?

    Pour un revenu de 98 000 € par an, le guide chiffrait en 2025 le reste à couvrir à 134,25 € par jour jusqu’au 90e jour, puis 157,50 € par jour jusqu’à trois ans.

  • Votre contrat couvre-t-il aussi les frais fixes du cabinet (loyer, salaires, emprunts, leasing) pendant un arrêt ?

    La protection obligatoire ne verse rien pour les frais du cabinet. Montant à couvrir : frais fixes annuels / 365.

  • La franchise de votre contrat (nombre de jours avant le premier versement) correspond-elle à ce que votre épargne peut tenir ?
  • Disposez-vous d’une épargne de précaution facilement disponible pour tenir les premières semaines d’un arrêt ?
  • Êtes-vous à jour de toutes vos cotisations CARCDSF ?

    Les indemnités de la CARCDSF à partir du 91e jour, et la rente invalidité, supposent d’être à jour de ses cotisations et de rester inscrit à l’Ordre.

  • Savez-vous si votre contrat est souscrit dans le cadre de la loi Madelin, et ce que cela change ?

    Madelin : primes déductibles, prestations imposables. Hors Madelin : primes non déductibles, prestations non imposables, donc un montant assuré qui peut être plus bas.

  • Votre contrat verse-t-il les mêmes indemnités en cas de grossesse pathologique ou de suites d’accouchement pathologiques ?

2. Invalidité

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Après trois ans d’arrêt, la CARCDSF verse une rente forfaitaire si l’invalidité est totale, rien si elle est partielle. C’est la définition de l’invalidité, dans votre contrat, qui décide de tout.

  • Votre contrat prévoit-il une rente invalidité égale à votre revenu, moins la rente de la CARCDSF ?

    En 2025, la rente invalidité totale de la CARCDSF valait 31 824,20 € par an, majorée de 9 314,40 € par enfant à charge.

  • L’invalidité de votre contrat est-elle appréciée sur des critères purement professionnels (l’impossibilité d’exercer comme chirurgien-dentiste), avec un barème indexé ?

    Un contrat qui juge l’invalidité sur un barème fonctionnel peut ne rien verser à un praticien qui ne peut plus soigner. Le guide conseille de refuser tout contrat prévoyant d’autres modalités.

  • Êtes-vous couvert en cas d’invalidité partielle, qui vous obligerait à réduire votre activité sans l’arrêter ?

    La CARCDSF ne verse rien pour une invalidité partielle.

  • En cas de litige sur votre invalidité, savez-vous que la présence de confrères dans la commission d’expertise doit être demandée ?

3. Décès : votre famille et vos associés

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La CARCDSF et la CPAM versent un capital et des rentes à la famille ; le guide conseille un capital de l’ordre d’une fois et demie le revenu annuel.

  • Avez-vous un capital décès d’au moins une fois et demie votre revenu annuel ?

    En 2025, la CARCDSF versait 19 220 € et la CPAM au plus 11 775 € au décès d’un praticien en activité.

  • Si vous avez des enfants à charge, une rente éducation ou une rente au conjoint est-elle prévue ?
  • Si vous exercez en groupe, un contrat d’assurances décès croisées entre associés permet-il de racheter les parts d’un associé décédé ou invalide ?
  • Vos emprunts et contrats de crédit-bail sont-ils assurés en cas d’incapacité de travail de type professionnel, et pas seulement en cas de décès ?

    En cas d’arrêt ou de décès, les échéances restent dues par vous ou par vos héritiers.

4. Les assurances du cabinet

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La responsabilité civile professionnelle est obligatoire ; la multirisques, la perte d’exploitation et la protection juridique protègent l’outil de travail.

  • Votre responsabilité civile professionnelle couvre-t-elle tous vos lieux d’exercice et, le cas échéant, vos salariés ?

    La RCP est obligatoire : l’attestation est demandée chaque année par le conseil de l’Ordre. En société (hors SCM), la société doit aussi être assurée.

  • Votre multirisques couvre-t-elle le matériel à sa valeur à neuf, informatique et logiciel compris, sur la base d’un inventaire récent ?

    Le guide conseille d’actualiser l’inventaire tous les 3 ou 4 ans et de le conserver hors des locaux.

  • Êtes-vous assuré pour la perte d’exploitation si le cabinet devient inutilisable (incendie, dégât des eaux) ?

    Quand l’arrêt vient des locaux et non de votre santé, la protection sociale ne verse rien : tout le revenu et les frais sont à couvrir.

  • Disposez-vous d’une protection juridique professionnelle (Urssaf, fisc, prud’hommes, fournisseurs, bail) ?
  • Savez-vous que le libéral n’est pas couvert pour l’accident du travail, sauf s’il s’assure volontairement auprès de sa CPAM ?

5. Le jour où l’arrêt arrive

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Un cabinet vacant se dévalorise très vite. Ce qui est préparé avant se fait en quelques appels ; ce qui ne l’est pas retombe sur vos proches.

  • Une personne de confiance (conjoint, associé, confrère) détient-elle la liste de vos organismes et contacts : caisses, assureurs, banques, comptable, laboratoires ?
  • Avez-vous prévu une délégation de signature sur vos comptes, personnel et professionnel, et l’accès à vos codes informatiques ?
  • Votre assistante sait-elle quoi faire si vous êtes arrêté du jour au lendemain : reporter les rendez-vous, orienter les urgences vers un confrère, prévenir le laboratoire ?
  • Connaissez-vous les délais pour déclarer un arrêt : 5 jours aux assureurs par lettre recommandée, et la CARCDSF à prévenir même à titre conservatoire ?

    Prévenir la CARCDSF dès le début permet de cumuler les rechutes et d’éviter, à chaque arrêt, la franchise de 90 jours.

  • Avez-vous fait le point sur votre prévoyance depuis moins de cinq ans, ou depuis votre dernier changement de vie (installation, association, enfant, emprunt) ?

Toutes les réponses à toutes vos questions, et l’accompagnement sur mesure.

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